” Le BIM est aujourd’hui incontournable dans le secteur du bâtiment. La question n’est plus de savoir s’il faut l’adopter mais comment s’y mettre. Alors quelles sont les premières étapes pour se lancer sans y perdre en temps et en budget ? Thibaut Robert, Directeur Académique du Master spécialisé BIM et architecte fondateur de l’agence TRAA, nous donne ici quelques conseils sur les étapes à suivre. 

Se poser les bonnes questions avant tout

On se dit souvent qu’on ne dispose ni du temps, ni de l’argent pour intégrer le BIM, d’autant que son retour sur investissement n’est pas forcément immédiat. Mais en réalité, comme pour une start-up, il s’agit surtout de savoir où et comment débuter.

Pour être efficace, il faut que l’investissement réalisé avec le BIM soit rentabilisé sur des problématiques concrètes. « La première étape est donc de se demander quelle plus-value et quel avantage concurrentiel le BIM peut vous apporter, explique Thibaut Robert. Faire du BIM pour faire du BIM, sans avoir un angle d’attaque reviendra très certainement à une perte d’énergie, de temps et d’argent. Posez-vous donc la question du BIM par rapport à vos propres besoins. » Comment ? En puisant dans les retours d’expérience de ses équipes. Où est-ce qu’elles perdent du temps ? Qu’est-ce qui fait grimper le niveau de stress ? Quelles étapes ne sont pas maîtrisées et suscitent des erreurs ? Chaque métier a ses problématiques. Pour les bureaux d’études, il pourra s’agir de la ressaisie d’informations, souvent chronophage et sources d’erreurs. Pour un cabinet d’architecture, cela pourrait concerner les études de faisabilité du concept architectural. Dès lors que la structure a repéré les problématiques qui lui sont propres, là et seulement là, elle peut s’interroger sur les manières d’implanter le BIM.

Y aller étape par étape

Si le BIM offre des possibilités quasi illimitées, vouloir l’appliquer à tous les strates de l’entreprise en une fois est toutefois un vrai risque. « On ne peut pas arrêter toute la machine, pointe Thibaut Robert. Si tous les rouages sont modifiés en même temps, rien ne garantit qu’elle continue de fonctionner aussi efficacement. Il faut donc placer des curseurs avec précision et y implanter le BIM petit bout par petit bout. » Cette approche présente divers avantages. D’une part, les équipes auront plus de facilité à y voir un intérêt au quotidien. Un état d’esprit essentiel pour les motiver à adhérer au projet et à lui donner ses pleines chances d’aboutir. D’autre part, en se concentrant sur des actions ciblées, on obtient des résultats plus aisés à observer, à analyser et donc à reproduire. Enfin, cœur de nombreuses craintes : le temps et le retour sur investissement. Dans le pire des cas, le temps pris à intégrer les process BIM équivaut à celui qui aurait été perdu sans son usage. Et lorsque les nouvelles méthodes ont été assimilées, la structure est assurée d’y gagner.

La première expérience réussie, reste à poursuivre l’avancée du BIM au sein de la structure. « Le temps alors gagné pourra être utilisé pour intégrer le BIM sur d’autres aspects métiers, les uns après les autres, en veillant chaque fois à bien établir une stratégie en amont. Le BIM présente des avantages incontestés, aussi y a-t-il généralement un effet boule de neige. Une fois la première pierre posée, le reste suit naturellement. Le BIM est un bras de levier, c’est toujours reproductible », conclut Thibaut Robert.

 

 

Cet article est une création originale de Mediaconstruct

 

Membre de bSI depuis 1996, buildingSMART France – Mediaconstruct, association loi 1901, accompagne la transformation digitale de la Construction par le développement de l’openBIM et de bonnes pratiques de travail en BIM. Son objectif : la continuité numérique entre Construction, Exploitation et Territoires.

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